J'ai perdu ma jeunesse
J'ai perdu mon enfance
J'ai perdu la mémoire
Le jour où j'ai perdu mon Père...
Marc Lavoine -2009-
Si une photo ici publiée vous appartient, je la retirerai aussitôt sur simple demande.
Une incroyable histoire vraie (en sortant du film on se demande comment cela a pu être possible), superbement interprétée par un excellent F. Cluzet. Coté
réalisation, ce n'est pas le meilleur film de l'excellent Xavier Giannoli qui semble parfois un peu dépassé par le coté extraordinaire de son sujet (là où sa force dans ses précédents films était
de sublimer des histoires plutôt minimalistes), d'où quelques longueurs. Mais remarquable film néanmoins, en témoigne son magnifique dernier plan.
Un film de Xavier Gannoli, avec F. Cluzet, E. Devos, France 2009.

Avec ce 5ème film, Bruno Dumont confirme qu'il est de loin le plus grand réalisateur français vivant. A travers le parcours d'une jeune fille "amoureuse de
Dieu", il signe un film touché par une grâce infinie, mystique et d'une puissance incroyable. Un film essentiel et très très important. Julie Sokolowski tout simplement magnifique.
Chef d'oeuvre.


Un film de Bruno Dumont, avec Julie Sokolowski, France 2009.
Très beau film d'atmosphère, polar sombre, dense et entêtant comme un vieux blues. Une ambiance glauque au possible renforcée par une B.O. idoine et une
interprétation remarquable de Jonathan Zaccaï , déjà excellent dans "Vent Mauvais", sorti aussi l'an dernier et qui dégageait curieusement la même atmosphère. Sorti en catimini en
salles, "Les yeux Bandés" mérite vraiment d'être découvert.
Un film de Thomas Lilti, France 2008.
Imparfait, inégal, mais très touchant le film de Ken Loach, bien plus qu'un film sur un fan de Cantona, une très belle évocation de l'importance que peut
avoir le foot dans une vie, et surtout de l'amitié qui inexplicablement unit tous les mecs qui supportent une même équipe. Avec au passage un joli message sur la dérive du
foot-business.
Un film de Ken Loach avec Steve Evets et Eric Cantona.
GB, 2009.
En DVD et encore en salles.
Amis cinéphiles, amis catcheurs, et surtout amis amateurs d'histoires de losers magnifques (comment ça y'a que moi qui aime ça ?), attention, sortie de mon
film culte 2009 à moi que j'aimerai toute ma vie, "The Wrestler" de Darren Aronofsky, avec un extraordinaire Mickey Rourke. "The Wrestler" fut hélas boudé en France
par le public (qui faisait un triomphe au vulgaire et à vomir "Good Morning England" (pire film de la décennie) mais c'est pas le sujet). Cette histoire d'une ancienne gloire du
catch, au bout du rouleau, à la ramasse, qui se bat pour quelques combats miteux et surtout pour regagner l'amour de sa fille, vous fera vibrer, rire un peu, pleurer beaucoup, crier, avoir peur,
avoir mal, vous dire qu'il n'est jamais trop tard, jusqu'à cette fin en suspension... "The Wrestler", si vous l'avez raté en salle c'est déjà difficilement pardonnable, si vous le
laissez passer en dvd c'est totalement impardonnable.
Un film de Darren Aronofsky, USA 2009.
Grosse déception. Un sujet pourtant magnifique, en or : l'angoisse de deux parents sans nouvelles de leurs enfants respectifs le jour des attentats
meurtriers à Londres. Au final un film qui ne laisse transparaître aucune émotion, voire pire, qui ne nous rend absolument pas sympathiques les deux personnages principaux. On ne ressent aucune
empathie. (Ou alors le propos est de dire que dans la vie ce n'est pas parce qu'il vous arrive un malheur que ça vous rend sympathique pour autant, et là pourquoi pas). Leur rencontre
n'apporte absolument rien, à la limite le film eût gagné à nous faire suivre leurs histoires en parallèle. Interprétation et réalisation baclées pour complèter le triste tableau.
Un film de Rachid Bouchareb, France 2009.

"Par les producteurs de "Little Miss Sunshine", qu'ils mettent sur l'affiche...Belle arnaque car, à part "sunshine" dans le titre, rien à
voir. Là où "Little Miss Sunshine" convoquait les valeurs familliales US pour en faire un petit bijou déjanté, drôle et émouvant, ce "Sunshine" là ne tire pas un sourire ni une
larme tout au long d'une histoire bien trop convenue. Emily Blunt bien décevante au contraire de Amy Adams, sa grande soeur dans le film, qui elle s'en tire remarquablement bien. Ce n'est pas non
plus un naufrage, ça se laisse voir, mais aussitôt vu, aussitôt oublié.
Un film de Christine Jeffs, avec Amy Adams et Emily Blunt, USA 2009.

Un polar intéressant mais décevant. Un scénario pas très crédible (si la DST fonctionne comme ça il y a de quoi avoir la trouille...), un Guillaume
Canet qui fait du Canet (je me rase pas et je prends un air de chien battu), mais surtout une fin complètement ratée, artificielle, guimauve, inutile...Et là on a envie de dire dommage, vraiment
dommage, parce que malgré un point de départ pas crédible donc, le film devient vraiment dense et prenant au fil des minutes, un climat s'installe et l'on se prend vaiment au jeu. En grande
partie grâce à Géraldine Pailhas, impeccable comme d'habitude, qui sans être le personnage central, capte vite toute l'attention. Hyppolite Girardot (peut-être un des comédiens français les plus
sous-employés) est formidable également. Bref, on s'ennuie pas du tout, ça reste du bon ciné, certain plans (à l'aéroport, ou dans Londres) sont superbes, mais avec un minimum de travail sur
l'écriture, il y avait sans doute matière à faire beaucoup mieux.
Un film de Nicolas Saada, avec G. Canet et G. Pailhas, France 2009.

Un joli film simple, calme, qui traite étonnamment d'un rapport de forces entre deux femmes, sur fond de déménagement à la
grande ville d'un couple et de difficultés économiques d'une Chine très amère (étonnant que le film, si j'ai bien compris le générique, soit financé en partie par l'administration chinoise
compe tenu de son propos franchement pessimiste). La réalisation est très soignée, pleine de symboles (la scène où l'une des héroïnes tombe dans un trou, par ex), pleine de détails à saisir dans
les arrières-plans. Le film installe une sorte de faux-rythme qui fait que, longtemps, l'on peut se sentir tenu à distance, mais au final l'émotion arrive, notamment dans une dernière scène aussi
drôle que symbolique.
Un film de Yin Lichuan, avec Zhang Yi, Chine 2009.
1. Hadewijch
2. The Wrestler
3. El Niño Pez
4. Girlfriend Experience
5. A l'origine
6. 1 Journée
7. Parc
8. A l'Aventure
9. Un Autre Homme
10. La Vraie Vie est Ailleurs

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