DEMONLOVER

A l'aube de la trentaine, Diane De Monx travaille pour une multinationale, le groupe d'Henri-Pierre Volf, qui a racheté TokyoAnime, une société japonaise produisant des hentaï, mangas pornographiques en 3D. Deux firmes, Mangatronics et Demonlover, s'affrontent pour avoir l'exclusivité de ces nouvelles images, fort lucratives, sur Internet. Mangatronics recrute alors Diane pour torpiller de l'intérieur les intérêts de Demonlover, qui a infiltré ses propres espions. Menacée, celle-ci n'a plus qu'à basculer dans la cyber réalité.
Bon j'avais vu presque tous les Assayas, presque tous sauf celui-là. Et c'est marrant de le voir maintenant parce que Demonlover est un peu le brouillon de ce que Boarding Gate allait être 5 ans plus tard. Un polar glacé, métaphysique, presque abstrait. "Brouillon" parce que Demonlover a pas mal de défauts comme une fin trop prévisible, une violence un peu inutile, et une interprétation assez moyenne. Dommage qu'Assayas américanise ainsi son propos, parce que toute la première heure, avec cette plongée dans le coeur de ce business, est vraiment passionnante.
Un fil d'Olivier Assayas, avec Connie Nielsen, France, 2002.