Manslaughter

Carsten est un professeur de 52 ans qui entretient une liaison avec une de ses étudiantes, Pil . Un jour, celle-ci est impliquée dans un acte terroriste, elle a tué un homme. Dès lors la petite vie bourgeoise de Carsten va voler en éclat, il quitte sa femme, sa famille, son boulot pour aider Pil, emprisonnée. Contre toute attente elle sera déclarée innocente par le tribunal. On se dit alors, et eux aussi, que Pil et Carsten vont pouvoir commencer une nouvelle vie heureuse et miraculée. Sauf que très vite, deux questions vont se poser : comment vivre avec un meurtre sur la conscience, et comment passer d'une vie d'amants à une vie de couple.
Curieux comme le cinéma danois revient souvent sur le thème de la faute et comment l'expier (ou pas). C'est le cas une fois de plus dans ce remarquable film de Per Fry.
Jesper Christensen (Carsten) incarne son rôle de façon totalement obsédante, un peu à la manière de Kevin Bacon dans "The Woodsman" , Beate Bille dans le rôle de Pil lui opposant sa grâce et une sorte de douceur résignée. Et en dépit d'une morale un peu puritaine, la profondeur de "Manslaughter" vous prend aux tripes et vous élève l'âme en même temps.
Plus belle affiche de l'année, en prime :)
(copyright affiche : Les Films du Losange)