2 JLG des années 60

Publié le par Silvain

Je me suis refait deux Godard cette semaine. D'abord le léger et drôle "Une femme est une femme" de 1961.  Une comédie ou Anna Karina veut absolument se faire faire un enfant par Brialy, qui ne veut pas, et se tourne alors vers Belmondo en amoureux transi. C'est charmant, plein de clins d'oeils (Belmondo qui fait sa première scène dans le film en disant qu'il veut bien passer mais pas trop longtemps parce qu'on joue "A bout de souffle" au ciné et qu'il ne veut pas le rater, ou bien qui croise Jeanne Moreau dans un café et lui demande "Comment ça va avec Jules et Jim?"). Un Godard à voir vraiment pour tous ceux qui penseraient que JLG est un cinéaste forcément prise de tête. 

Puis carrément à l'opposé, "Week-end" de 1967, film apocalyptique et prophétique sur la société de l'automobile et des loisirs. Un couple, Corinne et Roland, partent en week-end. Sur la route, il ne vont rencontrer qu'embouteillages, morts et accidents et seront capturés par un front de libération. Roland est tué et Corinne partage les restes de son mari avec les maquisards. Une scène d'anthologie en ouverture où Mireille Darc assise nue face à son amant lui raconte ses fantasmes, sa voix rendue presque inaudible par l'utilisation que fait JLG de ma musique et du montage. D'après Les Inrocks qui avaient retracé la filmo complète de JLG l'an passé, "le plus triste des Godard méconnus".

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